📌Contexte & Problématique
L'efficacité de l'analgésie épidurale thoracique par rapport à l'analgésie intraveineuse (IV) conventionnelle après une chirurgie mini-invasive reste non prouvée.
🧪Méthodologie
Il s'agit d'un essai contrôlé randomisé mené dans une seule institution entre 2011 et 2014. 87 patients subissant des procédures colorectales mini-invasives ont été inclus, dont 79 randomisés (38 dans le groupe épidurale, 41 dans le groupe IV). La douleur a été évaluée quotidiennement par l'échelle visuelle analogique (EVA) et la qualité de vie par le score d'évaluation globale du bénéfice de l'analgésie (Overall Benefit of Analgesia Score) jusqu'à la sortie.
📊Résultats Clés
Les deux groupes étaient similaires sur le plan démographique. L'analgésie épidurale a été associée à une incidence plus élevée d'épisodes d'hypotension systolique (<90 mmHg) (9 vs 2 ; p < 0,05) et à une tendance à une durée de sondage urinaire plus longue (3 ± 2 jours vs 2 ± 4 jours ; p > 0,05). Les deux groupes (épidurale et IV) ont montré une durée moyenne de séjour équivalente (4 ± 3 jours vs 4 ± 3 jours), des scores EVA quotidiens équivalents (2,4 ± 2,0 vs 3,0 ± 2,0) et des scores d'évaluation globale du bénéfice de l'analgésie équivalents (3,2 ± 2,0 vs 3,2 ± 2,0). Le délai de reprise de l'alimentation orale était également similaire (2,8 ± 2 jours vs 2,2 ± 1 jours). Le groupe épidurale a utilisé une dose totale de narcotiques numériquement plus élevée (147,5 ± 192,0 mg vs 98,1 ± 112,0 mg ; p > 0,05). Les coûts hospitaliers totaux étaient équivalents.
🩺Impact Clinique
Cette étude suggère que l'analgésie épidurale n'offre pas de bénéfice clinique supplémentaire chez les patients subissant une chirurgie colorectale mini-invasive. Une tendance à une utilisation totale de narcotiques plus élevée et à davantage de complications a été observée avec l'analgésie épidurale.