📌Contexte & Problématique

Cette étude prospective vise à évaluer la validité du score global du syndrome des antiphospholipides (GAPSS) comme prédicteur de thrombose chez des patients atteints de maladies auto-immunes associées au syndrome des antiphospholipides (aPL) ou au lupus érythémateux disséminé (LED).

🧪Méthodologie

Il s'agit d'une étude de cohorte prospective incluant des patients consécutifs présentant des aPL ou un LED. Les dosages d'aPL, d'aPS-PT et le calcul du GAPSS ont été réalisés. Un modèle de risques proportionnels de Cox a été utilisé pour évaluer la validité du GAPSS et identifier d'autres prédicteurs indépendants potentiels de thrombose.

📊Résultats Clés

Cent trente-sept patients (âge moyen 43,5 ans, 107 femmes) ont été suivis pendant une durée moyenne de 43,1 mois. Le GAPSS moyen était significativement plus élevé chez les patients ayant présenté un événement thrombotique (10,88) par rapport à ceux sans événement (8,15, P=0,038). En analyse univariée, l'âge (HR=1,04) et un GAPSS supérieur à 16 (HR=6,86) étaient significativement associés à la thrombose. Parmi les dosages d'aPL, les IgG aPS/PT (composant du GAPSS) étaient significativement associées à la thrombose (HR=2,95). En analyse multivariée, seul un GAPSS supérieur à 16 est resté un prédicteur significatif de thrombose (HR=6,17).

🩺Impact Clinique

Cette première étude de validation externe confirme que le score GAPSS peut prédire le risque de thrombose chez les patients atteints d'aPL et de maladies auto-immunes associées (telles que le LED). Ce score peut être un outil utile pour l'évaluation du risque thrombotique dans cette population.