📌Contexte & Problématique

Les patients atteints de cancer du poumon présentent une faible fonction physique et une qualité de vie médiocre. Les programmes d'exercice en milieu hospitalier testés précédemment sont rarement mis en pratique.

🧪Méthodologie

Essai clinique randomisé mené auprès de 116 patients subissant une chirurgie pour un cancer du poumon non à petites cellules dans des hôpitaux tertiaires en Australie. Les patients ont été suivis pendant 12 mois postopératoires. Le groupe intervention a reçu un programme d'exercice à domicile et d'autogestion de 3 mois, soutenu par des téléconsultations hebdomadaires avec un physiothérapeute. Le groupe témoin a reçu les soins habituels. Le critère principal était la fonction physique autodéclarée (score EORTC QLQ-C30) à 3 mois.

📊Résultats Clés

À 3 mois, il n'y avait pas de différence significative entre les groupes pour la fonction physique autodéclarée. Cependant, par rapport au groupe témoin, le groupe intervention a montré une capacité d'exercice (distance parcourue en 6 minutes) et une qualité de vie globale significativement meilleures à 3 mois, ainsi qu'une fonction physique (score SPPB), une capacité d'exercice (distance parcourue en 6 minutes) et une auto-efficacité liées à l'exercice significativement meilleures à 6 mois. Un événement indésirable mineur et aucun événement indésirable grave ont été rapportés.

🩺Impact Clinique

Bien que le programme n'ait pas amélioré la fonction physique autodéclarée, il a amélioré d'autres résultats cliniques importants comme la capacité d'exercice et la qualité de vie. La mise en œuvre de ce programme dans les soins du cancer du poumon devrait être envisagée.