📌Contexte & Problématique
Le miel est une solution sucrée visqueuse utilisée depuis l'Antiquité pour le soin des plaies. Des études chez l'animal et quelques essais cliniques suggèrent qu'il pourrait accélérer la cicatrisation.
🧪Méthodologie
Cette revue systématique évalue l'efficacité du miel comparé à d'autres pansements et traitements topiques pour la cicatrisation des plaies aiguës (brûlures, lacérations) et/ou chroniques (ulcères veineux). Elle a inclus des essais randomisés et quasi-randomisés, sans restriction de langue ou de date, et a extrait et synthétisé les données pour évaluer la cicatrisation comme critère principal.
📊Résultats Clés
26 essais (3011 participants) ont été inclus, portant sur des brûlures, plaies aiguës mineures, ulcères veineux, ulcères du pied diabétique, escarres, plaies post-opératoires infectées, leishmaniose cutanée et gangrène de Fournier. Les preuves sont souvent de faible qualité. Le miel semble accélérer la cicatrisation des brûlures d'épaisseur partielle par rapport aux pansements conventionnels (preuves de haute qualité) et des plaies post-opératoires infectées par rapport aux antiseptiques et gazes (preuves de qualité modérée). Pour les brûlures, le miel est plus rapide que la sulfadiazine argentique (preuves de très faible qualité) mais sans différence sur le taux global de cicatrisation à 6 semaines (preuves de haute qualité), avec moins d'effets indésirables. Ses effets sont incertains pour les ulcères veineux, plaies aiguës mineures, ulcères du pied diabétique, leishmaniose et plaies chroniques mixtes (preuves de faible ou très faible qualité).
🩺Impact Clinique
Il est difficile de tirer des conclusions globales en raison de l'hétérogénéité des populations étudiées, des comparateurs et de la qualité variable des preuves. Le miel pourrait être utile pour les brûlures d'épaisseur partielle et les plaies post-opératoires infectées, mais les preuves pour d'autres types de plaies sont insuffisantes pour guider la décision clinique.