📌Contexte & Problématique
Des données antérieures ont montré que les nourrissons prématurés sont particulièrement vulnérables aux troubles respiratoires du sommeil (TRS) et à leurs séquelles neurocognitives à l'âge de 8 à 11 ans. Cette analyse visait à identifier les éléments de l'histoire médicale néonatale associés aux TRS chez les enfants nés prématurément.
🧪Méthodologie
Analyse d'une cohorte basée sur la population (Cleveland Children's Sleep and Health Study) incluant 383 enfants nés avant 37 semaines d'âge gestationnel ayant eu des études du sommeil acceptables entre 8 et 11 ans. Une régression logistique a été utilisée pour évaluer les associations entre les facteurs de risque périnataux et néonatals candidats et la présence de TRS infantile.
📊Résultats Clés
Vingt-huit enfants prématurés (7,3%) répondaient à la définition des TRS à l'âge de 8 à 11 ans. Le fait d'avoir une mère célibataire et une prééclampsie maternelle légère était fortement associé aux TRS dans les modèles non ajustés et ajustés pour la race. Les analyses non ajustées ont également identifié l'utilisation de xanthines et la réanimation cardiopulmonaire ou l'intubation en salle de naissance comme facteurs de risque potentiels. Aucun lien significatif n'a été trouvé entre les marqueurs traditionnels de gravité de la maladie néonatale (âge gestationnel, poids de naissance, hémorragie intraventriculaire, dysplasie bronchopulmonaire, durée de ventilation) et les TRS à l'âge scolaire.
🩺Impact Clinique
Ces résultats constituent une première étape dans l'identification des caractéristiques prénatales et néonatales qui exposent les nourrissons prématurés à un risque plus élevé de TRS infantile. La forte association entre la prééclampsie légère et les TRS infantiles souligne l'importance de la recherche visant à comprendre les facteurs de risque in utero pour le développement neurorespiratoire.