📌Contexte & Problématique

Aux États-Unis, près de 100 000 enfants sont victimes de sévices physiques chaque année. Plus de 40 % des décès annuels liés à la maltraitance infantile (environ 2000) sont dus à des sévices physiques, et la moitié de ces enfants avaient moins d'un an. Beaucoup de ces jeunes enfants présentaient des blessures dues à des sévices non identifiés avant l'événement fatal.

🧪Méthodologie

Une recherche d'articles publiés entre 1970 et septembre 2024 a été effectuée dans MEDLINE, PubMed Central et Embase. Les études sélectionnées décrivaient les caractéristiques cliniques et radiologiques chez les enfants et les adolescents subissant une évaluation pour sévices physiques. Les données extraites comprenaient le nombre d'enfants avec et sans chaque signe clinique ou radiologique, et la présence ou l'absence de sévices physiques, déterminée par des panels d'experts, des critères prédéfinis ou des échelles standardisées.

📊Résultats Clés

Sur 7378 articles uniques, 18 études ont satisfait aux critères d'inclusion. La prévalence des sévices physiques dans ces 18 études variait de 5 % à 79 %. La présence de lésions buccales (comme un frein labial déchiré), d'ecchymoses sur les fesses ou le cou, d'ecchymoses à motifs et d'hémorragies sous-conjonctivales était associée à une probabilité accrue de sévices physiques. Chez les enfants hospitalisés avec un traumatisme crânien, la présence d'hémorragies rétiniennes, de convulsions, de lésions hypoxiques ischémiques ou d'un hématome sous-dural augmentait la probabilité de sévices physiques. Une fracture unique ou des fractures multiples augmentaient également la probabilité de sévices physiques chez les enfants ayant subi des examens du squelette.

🩺Impact Clinique

Un examen physique détaillé révélant des lésions buccales, des ecchymoses sur les fesses ou le cou, des ecchymoses à motifs et une hémorragie sous-conjonctivale chez les jeunes enfants devrait alerter les cliniciens sur la possibilité de sévices physiques. Les résultats de la neuroimagerie et de l'évaluation ophtalmologique chez les nourrissons et les jeunes enfants présentant un traumatisme crânien peuvent aider les cliniciens à déterminer la probabilité de sévices physiques.