📌Contexte & Problématique

Le prurit (démangeaison) post-brûlure est un symptôme courant et pénible observé lors de la cicatrisation ou sur les brûlures cicatrisées ou les sites donneurs. Des traitements topiques, systémiques et physiques sont disponibles pour contrôler le prurit post-brûlure, mais leur efficacité reste incertaine.

🧪Méthodologie

Revue systématique et méta-analyse d'essais contrôlés randomisés (ECR) comparant une intervention pour le prurit post-brûlure à une autre intervention, un placebo, une intervention simulée ou l'absence d'intervention. Les recherches ont été effectuées dans plusieurs bases de données jusqu'en septembre 2022. 25 ECR incluant 1166 participants ont été inclus.

📊Résultats Clés

L'analyse a inclus 25 ECR évaluant 21 interventions regroupées en six catégories : agents neuromodulateurs, thérapies topiques, modalités physiques, révision de cicatrice au laser, stimulation électrique et autres thérapies. Les résultats montrent des preuves de certitude faible à modérée pour certaines interventions. Par exemple, la crème de doxépine pourrait réduire le prurit par rapport aux antihistaminiques oraux, et le gabapentine pourrait réduire le prurit et la somnolence par rapport à la cétirizine. L'onguent d'énalapril diminue probablement le prurit par rapport au placebo. La massothérapie et la thérapie par ondes de choc extracorporelles (TOCE) pourraient réduire le prurit et la douleur par rapport aux soins standards ou à la stimulation simulée. Le laser pulsé à haute intensité réduit probablement le prurit et la douleur par rapport au laser placebo.

🩺Impact Clinique

Il existe des preuves de certitude faible à modérée sur les effets de 21 interventions. La plupart des études étaient de petite taille et présentaient un risque élevé de biais lié à l'aveuglement et aux données de résultats incomplètes. Lorsque les preuves sont de certitude modérée, les praticiens doivent tenir compte de l'applicabilité des preuves à leurs patients.