📌Contexte & Problématique

La thérapie moderne de la leucémie lymphoblastique aiguë (LLA) vise à réduire la toxicité tout en maintenant et en améliorant les taux de guérison élevés actuels. Les séquelles aiguës et tardives des anthracyclines sont une préoccupation majeure. L'essai AIEOP-BFM ALL 2009 visait à clarifier la nécessité des anthracyclines chez les patients à faible risque.

🧪Méthodologie

Des patients âgés de 1 à 17 ans, nouvellement diagnostiqués avec une LLA-B non à haut risque, soit positifs pour ETV6::RUNX1, soit avec une réponse rapide au traitement, ont été randomisés pour recevoir soit deux doses supplémentaires de daunorubicine (DNR) (bras contrôle [CA]), soit aucune DNR supplémentaire pendant l'induction (bras expérimental [EA]). L'analyse primaire a porté sur la non-infériorité de la survie sans événement (SSE). Les réactions indésirables d'intérêt particulier (RIIP) ont été analysées dans la population traitée.

📊Résultats Clés

Sur 6 136 patients inscrits dans AIEOP-BFM ALL 2009, 2 514 patients (41,0 %) étaient éligibles pour cette randomisation, avec 82,7 % effectivement randomisés (EA : n = 1 040 et CA : n = 1 039). La SSE à 5 ans était de 92,5 % (SE 0,8 %) dans le CA et de 92,2 % (SE 0,9 %) dans l'EA. L'incidence cumulative des rechutes était de 5,8 % (SE 0,7 %) et 5,7 % (SE 0,7 %), et la survie globale était de 97,6 % (SE 0,5 %) et 97,4 % (SE 0,5 %) dans le CA et l'EA, respectivement. Les RIIP mortelles et mettant la vie en danger étaient similaires dans les deux bras, mais l'incidence des infections fongiques invasives était trois fois plus faible dans l'EA (0,5 % contre 1,5 %, P = .02).

🩺Impact Clinique

Une dose réduite de DNR pendant l'induction n'a pas compromis l'issue pour les patients avec des facteurs de pronostic favorables, mais a diminué la toxicité infectieuse, comme l'indique le taux plus faible d'infections fongiques invasives.