📌Contexte & Problématique
Les effets du rituximab sur la récidive du syndrome néphrotique chez les patients adultes atteints de syndrome néphrotique fréquemment récidivant (SNFR) ou de syndrome néphrotique stéroïde-dépendant (SNSD) restent incertains.
🧪Méthodologie
Essai multicentrique, randomisé, en double aveugle, contrôlé par placebo, mené dans 13 centres au Japon. Des adultes atteints de SNFR ou de SNSD avec une protéinurie inférieure à 0,3 g/gCr ont été recrutés entre le 1er septembre 2020 et le 28 juin 2022. Le suivi final a eu lieu le 15 mars 2024. Les patients ont été randomisés pour recevoir soit du rituximab par voie intraveineuse, 375 mg/m2 (n = 36), soit un placebo (n = 36) aux semaines 1, 2 et 25. Les patients ont été suivis pendant 49 semaines.
📊Résultats Clés
Parmi les 72 participants randomisés (âge moyen, 47,9 ans ; 56,1 % de femmes), 66 (92 %) ont reçu le médicament à l'étude au moins une fois et ont été inclus dans les analyses. Le taux sans rechute à la semaine 49 était de 87,4 % (IC à 95 %, 69,8 % à 95,1 %) dans le groupe rituximab et de 38,0 % (IC à 95 %, 22,1 % à 53,8 %) dans le groupe placebo (P < .001 par test du log-rank unilatéral). Le temps médian sans rechute dans le groupe rituximab était supérieur à 49,0 semaines et dans le groupe placebo de 30,8 semaines. Un modèle de Cox stratifié a montré un hazard ratio pour la rechute de 0,16 (IC à 95 %, 0,05 à 0,46 ; P < .001) dans le groupe rituximab par rapport au groupe placebo. L'effet indésirable le plus fréquent était la réaction à la perfusion (13 [40,6 %] dans le groupe rituximab et 1 [2,9 %] dans le groupe placebo).
🩺Impact Clinique
Ces résultats soutiennent l'utilisation du rituximab pour prévenir la rechute chez les adultes atteints de SNFR ou de SNSD.