📌Contexte & Problématique

Les patients atteints d'un cancer du sein triple négatif localement avancé, non résécable ou métastatique, non traités antérieurement et non éligibles aux inhibiteurs de la protéine 1 de mort cellulaire programmée (PD-1) ou du ligand 1 de mort programmée (PD-L1), ont des options de traitement limitées.

🧪Méthodologie

Essai international de phase 3, randomisé, en ouvert, mené auprès de patients atteints d'un cancer du sein triple négatif avancé non traité antérieurement, non éligibles aux inhibiteurs de PD-1 ou PD-L1. Les patients avaient des tumeurs PD-L1 négatives avec un score positif combiné (CPS) inférieur à 10 ou des tumeurs PD-L1 positives avec un CPS de 10 ou plus. Ils ont été assignés (ratio 1:1) à recevoir du sacituzumab govitecan ou une chimiothérapie (paclitaxel, paclitaxel lié à l'albumine nanoparticulaire ou gemcitabine plus carboplatine). Le critère d'évaluation principal était la survie sans progression, évaluée par une revue centrale indépendante en aveugle. Les critères secondaires incluaient la survie globale, la réponse objective, la durée de la réponse et la sécurité.

📊Résultats Clés

Parmi 558 patients, la survie médiane sans progression était de 9,7 mois (intervalle de confiance [IC] à 95 %, 8,1 à 11,1) avec le sacituzumab govitecan et de 6,9 mois (IC à 95 %, 5,6 à 8,2) avec la chimiothérapie (hazard ratio stratifié pour la progression de la maladie ou le décès, 0,62 ; IC à 95 %, 0,50 à 0,77 ; P<0,001). Une réponse objective a été confirmée chez 48 % des patients (IC à 95 %, 42 à 54) ayant reçu du sacituzumab govitecan et chez 46 % (IC à 95 %, 40 à 52) ayant reçu une chimiothérapie ; la durée médiane de la réponse était de 12,2 mois (IC à 95 %, 9,7 à 13,8) et de 7,2 mois (IC à 95 %, 5,7 à 8,4), respectivement. Des événements indésirables de grade 3 ou supérieur sont survenus chez 66 % des patients ayant reçu du sacituzumab govitecan (le plus souvent une neutropénie [chez 43 %], une diarrhée [chez 9 %] et une leucopénie [chez 7 %]) et chez 62 % des patients ayant reçu une chimiothérapie (le plus souvent une neutropénie [chez 41 %], une anémie [chez 16 %] et une leucopénie [chez 13 %]). L'incidence des événements indésirables ayant entraîné l'arrêt du sacituzumab govitecan ou d'au moins un médicament de chimiothérapie était de 4 % et 12 %, respectivement.

🩺Impact Clinique

Le sacituzumab govitecan a entraîné une survie sans progression significativement plus longue que la chimiothérapie chez les patients atteints d'un cancer du sein triple négatif avancé qui n'étaient pas éligibles au traitement par des inhibiteurs de PD-1 ou PD-L1. L'incidence des événements indésirables de grade 3 ou supérieur avec le sacituzumab govitecan était similaire à celle de la chimiothérapie, mais les événements indésirables étaient fréquents.