📌Contexte & Problématique
L'immunothérapie ciblant PD-L1 améliore les résultats chez les patients atteints d'un cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) de stade III non résécable et sans progression après une chimioradiothérapie concomitante (cCRT) définitive. L'administration plus précoce de l'immunothérapie, simultanément à la cCRT, pourrait améliorer davantage les résultats.
🧪Méthodologie
Les patients éligibles ont été randomisés (2:1) pour recevoir soit du durvalumab, soit un placebo administré dès le début de la cCRT. Les patients sans progression après avoir terminé la cCRT ont reçu du durvalumab ou un placebo de consolidation (selon la randomisation initiale) jusqu'à la progression. Le critère d'évaluation principal était la survie sans progression (SSP) évaluée par une revue centrale indépendante en aveugle. Les principaux critères d'évaluation secondaires comprenaient le taux de réponse objective (TRO), la survie globale (SG), la proportion de patients en vie à 24 mois (SG24) et la sécurité.
📊Résultats Clés
Au total, 328 patients ont été randomisés pour recevoir du durvalumab (n = 219) ou un placebo (n = 109). Il n'y avait pas de différence statistiquement significative avec le durvalumab par rapport au placebo en termes de SSP (hazard ratio [HR], 0,85 [IC à 95 %, 0,65 à 1,12] ; P = 0,247) ou de SG (HR, 1,03 [IC à 95 %, 0,78 à 1,39] ; P = 0,823) ; la SG24 était de 58,4 % contre 59,5 %, respectivement. Le TRO confirmé était de 60,7 % avec le durvalumab contre 60,6 % avec le placebo (différence, 0,2 % [IC à 95 %, -15,2 à 16,3 %] ; P = 0,976). Avec le durvalumab par rapport au placebo, respectivement, des événements indésirables (EI) de grade 3 ou 4 maximum sont survenus chez 53,4 % contre 59,3 % des patients, une pneumopathie ou une pneumopathie radique (terme de groupe) chez 28,8 % (grade = 3 : 4,6 %) contre 28,7 % (grade = 3 : 5,6 %), des EI entraînant l'arrêt du durvalumab ou du placebo chez 25,6 % contre 12,0 % et des EI mortels chez 13,7 % contre 10,2 %.
🩺Impact Clinique
Chez les patients atteints d'un CBNPC de stade III non résécable, le durvalumab administré dès le début de la cCRT n'a pas démontré de bénéfice supplémentaire par rapport à la cCRT plus placebo. Le durvalumab de consolidation après une cCRT définitive reste la norme de soins dans ce contexte.