📌Contexte & Problématique
Les recommandations internationales préconisent la fixation de la prothèse pour les grandes hernies inguinales M3 lors des réparations laparoscopiques en raison des taux de récidive élevés. Cependant, des données expérimentales et de registres suggèrent que les prothèses anatomiques, rigides et tridimensionnelles (3D) peuvent maintenir la stabilité sans fixation. Cette étude vise à combler cette lacune.
🧪Méthodologie
Il s'agit d'un essai prospectif, multicentrique, randomisé, contrôlé en double aveugle mené dans 12 centres chirurgicaux. 204 patients atteints de hernies inguinales M3 ont été randomisés en deux groupes : un groupe "sans fixation" utilisant des prothèses 3D, rigides et anatomiques, et un groupe "fixation" utilisant des prothèses plates légères fixées avec un adhésif tissulaire. Le critère de jugement principal était le taux de récidive à 12 mois. Les critères secondaires comprenaient la douleur postopératoire (échelle visuelle analogique) et les complications chirurgicales.
📊Résultats Clés
Le taux de récidive à 12 mois était de 3,1 % dans le groupe sans fixation et de 2,1 % dans le groupe avec fixation (P = 0,6847). Aucune différence n'a été observée concernant la douleur à la sortie, 7 à 10 jours après l'opération ou 12 mois après l'opération. Aucune différence significative n'a été constatée concernant les complications chirurgicales ou les durées opératoires entre les groupes.
🩺Impact Clinique
La non-fixation des prothèses 3D est non inférieure à la fixation des prothèses plates légères pour la réparation des hernies inguinales M3. Ces résultats soutiennent une potentielle révision des recommandations internationales de prise en charge des hernies afin d'intégrer des approches sans fixation avec des types de prothèses appropriés.