📌Contexte & Problématique
Le tocilizumab améliore les résultats chez les patients gravement malades atteints de COVID-19. On ignore si d'autres stratégies d'immunomodulation sont aussi efficaces, voire plus.
🧪Méthodologie
Une étude de plateforme adaptative, contrôlée, randomisée et en ouvert a été menée sur 2274 patients gravement malades atteints de COVID-19 dans 133 sites répartis dans 9 pays. Les patients ont été randomisés pour recevoir du tocilizumab, du sarilumab, de l'anakinra ou aucun immunomodulateur. Le critère de jugement principal était une échelle ordinale combinant la mortalité hospitalière et le nombre de jours sans assistance d'organe jusqu'au jour 21 chez les survivants. Un modèle statistique bayésien a été utilisé.
📊Résultats Clés
Les jours médians sans assistance d'organe étaient de 7 (IQR -1, 16), 9 (IQR -1, 17), 0 (IQR -1, 15) et 0 (IQR -1, 15) pour le tocilizumab, le sarilumab, l'anakinra et le groupe témoin, respectivement. Les odds ratios (OR) ajustés médians étaient de 1,46 (intervalles crédibles (CrI) à 95 % : 1,13, 1,87), 1,50 (CrI à 95 % : 1,13, 2,00) et 0,99 (CrI à 95 % : 0,74, 1,35) pour le tocilizumab, le sarilumab et l'anakinra par rapport au groupe témoin, ce qui donne des probabilités postérieures de supériorité de 99,8 %, 99,8 % et 46,6 %, respectivement, par rapport au groupe témoin. Tous les traitements se sont avérés sûrs.
🩺Impact Clinique
Chez les patients gravement malades atteints de COVID-19, le tocilizumab et le sarilumab ont une efficacité équivalente pour réduire la durée de l'assistance d'organe et la mortalité. L'anakinra n'est pas efficace dans cette population.