📌Contexte & Problématique
L'apnée obstructive du sommeil (AOS) est une cause fréquente de troubles du sommeil, caractérisée par des obstructions répétitives des voies aériennes supérieures pendant le sommeil. L'AOS est associée à la somnolence diurne, à une qualité de vie réduite et à un risque accru de maladies cardiovasculaires. Le diagnostic de l'AOS peut être posé à l'aide de différentes stratégies. Le test de référence actuel est la polysomnographie entièrement supervisée, qui est coûteuse et prend du temps. D'autres tests diagnostiques, appelés études du sommeil à canaux limités, car ils incluent moins de paramètres que la polysomnographie, sont moins gourmands en ressources, mais peuvent également avoir des performances diagnostiques différentes, entraînant une différence dans les résultats cliniques.
🧪Méthodologie
Revue systématique et méta-analyse d'essais contrôlés randomisés comparant les études du sommeil à canaux limités à la polysomnographie de niveau I chez des adultes (18 ans et plus) suspectés d'AOS. Les critères de jugement principaux étaient la somnolence et les critères de jugement secondaires étaient la qualité de vie, la mortalité toutes causes confondues, les événements cardiovasculaires et les facteurs de risque corrélés, l'utilisation de la pression positive continue (PPC), les événements indésirables graves et le rapport coût-efficacité.
📊Résultats Clés
Trois essais comprenant 1143 participants ont été inclus. Les études du sommeil de niveau III n'ont montré que peu ou pas de différence en termes de somnolence ou de qualité de vie par rapport aux études du sommeil de niveau I. Les études du sommeil de niveau III sont probablement légèrement plus rentables. Les études du sommeil de niveau IV peuvent ne pas augmenter la somnolence par rapport aux études du sommeil de niveau I et peuvent entraîner peu ou pas de différence dans les événements cardiovasculaires et les facteurs de risque corrélés. La certitude des preuves pour d'autres critères de jugement avec les études de niveau IV est très incertaine.
🩺Impact Clinique
Les études du sommeil de niveau III peuvent entraîner peu ou pas de différence dans les résultats cliniques par rapport aux études du sommeil de niveau I chez les personnes suspectées d'AOS. Les études du sommeil de niveau IV peuvent ne pas augmenter la somnolence et peuvent entraîner peu ou pas de différence dans les événements cardiovasculaires et les facteurs de risque corrélés par rapport aux études du sommeil de niveau I. Davantage d'essais comparant ces méthodes sont nécessaires, ainsi que des essais avec une durée de suivi plus longue.