📌Contexte & Problématique
L'artérite à cellules géantes (ACG) est une vascularite dont la pathogenèse implique le facteur stimulant les colonies de granulocytes et macrophages (GM-CSF). L'étude a évalué l'efficacité du mavrilimumab, un antagoniste du récepteur du GM-CSF, pour maintenir la rémission de la maladie.
🧪Méthodologie
Il s'agit d'un essai de phase 2, randomisé, en double aveugle et contrôlé par placebo, mené dans 50 centres. Il a inclus des patients atteints d'ACG confirmée par biopsie ou imagerie, présentant une maladie active dans les 6 semaines avant l'inclusion et en rémission induite par les glucocorticoïdes. Les patients ont été randomisés (3:2) pour recevoir du mavrilimumab (150 mg sous-cutané toutes les 2 semaines) ou un placebo. Les deux groupes ont reçu une diminution progressive de la prednisone sur 26 semaines. Le critère principal était le délai jusqu'à la poussée adjudiquée à la semaine 26. Un critère secondaire prédéfini était la rémission soutenue à la semaine 26. La sécurité a également été évaluée.
📊Résultats Clés
À la semaine 26, 19% (8/42) des receveurs de mavrilimumab ont eu une poussée contre 46% (13/28) des receveurs du placebo. Le délai médian jusqu'à la poussée était de 25,1 semaines dans le groupe placebo, mais n'a pas été atteint dans le groupe mavrilimumab (HR 0,38 ; IC à 95% 0,15 à 0,92 ; p=0,026). La rémission soutenue à la semaine 26 était de 83% pour le mavrilimumab et de 50% pour le placebo (p=0,0038). Les événements indésirables sont survenus chez 78,6% (33/42) des receveurs de mavrilimumab et 89,3% (25/28) des receveurs du placebo. Aucun décès ou perte de vision n'est survenu dans les deux groupes.
🩺Impact Clinique
Le traitement par mavrilimumab associé à 26 semaines de prednisone s'est avéré supérieur au placebo associé à 26 semaines de prednisone en termes de délai jusqu'à la poussée et de rémission soutenue à la semaine 26 chez les patients atteints d'artérite à cellules géantes. Des traitements plus longs sont nécessaires pour déterminer la durabilité de la réponse et quantifier le potentiel d'épargne en glucocorticoïdes du mavrilimumab.