📌Contexte & Problématique
Évaluer si l'administration concomitante d'antibiotiques non-rifamycines et de contraceptifs hormonaux entraîne une diminution de l'efficacité ou une augmentation de la toxicité de l'une ou l'autre des thérapies.
🧪Méthodologie
Revue systématique des études (essais, cohortes, cas-témoins, pharmacocinétiques) identifiées dans MEDLINE, Embase, clinicaltrials.gov et Cochrane jusqu'en juin 2016, évaluant les taux de grossesse, la pharmacodynamie ou la pharmacocinétique lors de la co-administration. La qualité des 29 études incluses (sur 7291 identifiées) a été évaluée indépendamment.
📊Résultats Clés
Les études incluses portaient sur les pilules contraceptives orales, la contraception d'urgence orale et l'anneau vaginal combiné, avec une qualité variable. Deux études n'ont pas montré de différence significative des taux de grossesse. Aucune différence significative n'a été observée pour la suppression de l'ovulation ou les saignements intercurrents. Aucun paramètre pharmacocinétique de la progestine n'a diminué significativement lors de la co-administration. L'aire sous la courbe de l'éthinylestradiol a diminué uniquement avec la dirithromycine.
🩺Impact Clinique
Les données des études cliniques et pharmacocinétiques ne confirment globalement pas l'existence d'interactions significatives entre la contraception hormonale et les antibiotiques non-rifamycines. Malgré des données limitées pour certaines classes, la plupart des femmes peuvent s'attendre à ce que l'effet de leur contraceptif hormonal ne soit pas réduit par l'utilisation concomitante d'antibiotiques non-rifamycines.