📌Contexte & Problématique

Le génotypage rhésus D à l'aide de l'ADN foetal libre est utilisé mondialement, principalement pour éviter la prophylaxie anti-D systématique au troisième trimestre chez les femmes RhD négatives. Cependant, l'utilisation optimale de cette technique est encore débattue, notamment son coût-efficacité pour la stratégie standard. Les publications sur le génotypage foetal RHD par ADN libre dans le plasma maternel, spécifiquement au premier trimestre, sont rares.

🧪Méthodologie

Il s'agit d'une étude observationnelle rétrospective multicentrique. L'ADN foetal libre a été extrait du sang de femmes enceintes RhD négatives (immunisées ou non) entre 10 et 14 semaines de gestation. La séquence RHD a été déterminée par PCR quantitative en temps réel amplifiant l'exon 10. Les résultats ont été comparés aux données de phénotype RhD obtenues par échantillonnage du sang de cordon des nouveau-nés.

📊Résultats Clés

Au total, 416 échantillons de sérum ont été collectés. La sensibilité globale du test était de 100% (IC 95%, 96.9-100.0) et la spécificité de 95.2% (IC 95%, 90.5-97.6). Les valeurs prédictives négative et positive étaient respectivement de 99.8% (IC 95%, 94.9-100.0) et 97.1% (IC 95%, 94.2-98.6). Le statut RHD foetal était non concluant dans 9 cas (2.2%).

🩺Impact Clinique

La détermination non invasive du statut RHD foetal par PCR quantitative ciblant un seul exon au cours du premier trimestre de grossesse présente une grande précision.