📌Contexte & Problématique
L'artériopathie périphérique (AP) et le diabète sont tous deux associés à un risque élevé d'événements ischémiques, mais le rôle du contrôle intensif de la pression artérielle dans l'AP n'a pas été établi.
🧪Méthodologie
L'étude Appropriate Blood Pressure Control in Diabetes a suivi 950 sujets atteints de diabète de type 2 pendant 5 ans. 480 étaient normotendus à l'inclusion. Les patients ont été randomisés pour recevoir soit un placebo (contrôle modéré de la pression artérielle), soit un traitement intensif avec de l'énalapril ou de la nisoldipine. L'AP était définie par un indice tibio-brachial <0,90 à l'inclusion et a été diagnostiquée chez 53 patients.
📊Résultats Clés
Au cours des 4 dernières années, la pression artérielle moyenne était de 137/81 mm Hg dans le groupe contrôle modéré et de 128/75 mm Hg dans le groupe traitement intensif (P<0.0001). Chez les patients atteints d'AP, il y a eu 3 événements cardiovasculaires (13,6%) sous traitement intensif contre 12 événements (38,7%) sous traitement modéré (P=0,046). Sous traitement modéré, une relation inverse entre l'indice tibio-brachial et les événements cardiovasculaires a été observée (P=0,009), mais pas sous traitement intensif (P=0,91). Avec un contrôle intensif, le risque d'événement n'était pas augmenté même aux valeurs les plus basses de l'indice tibio-brachial et était similaire à celui d'un patient sans AP.
🩺Impact Clinique
Chez les patients diabétiques atteints d'artériopathie périphérique, l'abaissement intensif de la pression artérielle à une moyenne de 128/75 mm Hg a entraîné une réduction marquée des événements cardiovasculaires. Cela suggère que le contrôle intensif de la pression artérielle peut atténuer le risque accru d'événements cardiovasculaires associé à l'AP dans cette population.