📌Contexte & Problématique
L'étude vise à déterminer le temps nécessaire pour atteindre l'état de maladie cliniquement inactive (MCI), la durée totale de la MCI et les prédicteurs potentiels de cette réponse chez des enfants atteints d'arthrite juvénile idiopathique polyarticulaire (AJI polyarticulaire) de novo et traités par une thérapie agressive précoce.
🧪Méthodologie
Quatre-vingt-cinq enfants ont été randomisés en aveugle pour recevoir soit du méthotrexate (MTX), de l'étanercept et de la prednisolone à dose dégressive rapide (MEP), soit du MTX en monothérapie pendant un an. Les patients n'atteignant pas les objectifs intermédiaires ont été basculés vers un traitement ouvert par MEP. L'état de MCI a été évalué sur une période d'un an.
📊Résultats Clés
Cinquante-huit (68,2%) des 85 patients ont atteint la MCI lors d'au moins une visite. Les patients initiant le traitement par MEP ont atteint la MCI plus tôt et ont passé plus de jours d'étude en MCI par rapport à ceux initiant le MTX, bien que les différences n'étaient pas significativement différentes. Les patients ayant reçu la MEP (thérapie plus agressive) plus tôt dans l'évolution de la maladie étaient statistiquement plus susceptibles d'avoir une proportion plus élevée de visites de suivi en MCI que ceux ayant une plus longue durée de maladie à l'inclusion. Ceux qui ont atteint la réponse ACR Pediatric 70 à 4 mois présentaient une proportion significativement plus élevée de visites de suivi en MCI, par rapport à ceux qui n'ont pas atteint cette amélioration (p < 0,0001). Parmi les 32 patients qui ont satisfait aux critères de MCI puis ont perdu cet état, seuls 3 ont répondu à la définition d'une poussée de maladie.
🩺Impact Clinique
Une durée de maladie plus courte avant le traitement, une réponse rapide et robuste à 4 mois, et une thérapie plus agressive augmentent la probabilité et la durée de la MCI chez les patients atteints d'AJI polyarticulaire, soulignant le bénéfice potentiel d'un traitement agressif précoce.