📌Contexte & Problématique

La dysménorrhée, douleur pelvienne associée aux menstruations, est l'une des affections douloureuses les plus courantes chez les femmes en âge de procréer. Bien que traitée par des médicaments et d'autres méthodes, l'intérêt pour les interventions psychologiques (modifiant les pensées, croyances, émotions et réponses comportementales) augmente.

🧪Méthodologie

Revue systématique et méta-analyse d'articles scientifiques. La recherche a été effectuée dans les bases de données PsycINFO, PubMed, CINHAL et Embase. 22 études ont été incluses (21 pour l'analyse intra-groupe, 14 pour l'analyse inter-groupes). Des méta-analyses à effets aléatoires ont été menées sur la gravité de la douleur et son interférence, avec calcul des tailles d'effet (g de Hedges).

📊Résultats Clés

Les analyses intra-groupes ont montré une diminution significative de la gravité de la douleur (g = 0,986) et de l'interférence (g = 0,949) après traitement, et un maintien ou une amélioration au premier suivi (g = 1,239 et 0,842 respectivement). Les analyses inter-groupes ont montré une diminution significative de la gravité de la douleur après traitement (g = 0,909) et une diminution significative de la gravité (g = 0,964) et de l'interférence (g = 0,884) de la douleur au premier suivi par rapport aux groupes témoins.

🩺Impact Clinique

Cette revue soutient l'efficacité des interventions psychologiques pour la dysménorrhée. Cependant, les conclusions sont tempérées par la qualité méthodologique sous-optimale et la forte hétérogénéité des études incluses. Des recherches plus rigoureuses sont nécessaires pour confirmer l'utilité clinique de ces interventions.