📌Contexte & Problématique
Évaluer l'efficacité clinique de la thérapie larvaire par rapport à une technique de débridement standard (hydrogel) pour les ulcères de jambe fibrineux ou nécrotiques.
🧪Méthodologie
Essai contrôlé randomisé pragmatique à trois bras comparant les larves lâches, les larves en sachet et l'hydrogel. L'étude a inclus 267 patients avec au moins un ulcère veineux ou mixte veineux et artériel présentant au moins 25% de fibrine ou de tissu nécrotique, et un indice de pression cheville-bras d'au moins 0,6. Les soins ont été dispensés par des infirmières communautaires, dans des services hospitaliers et des consultations externes spécialisées dans les ulcères de jambe au Royaume-Uni. Le critère principal était le délai de cicatrisation de l'ulcère le plus grand et éligible.
📊Résultats Clés
Le délai de cicatrisation n'était pas significativement différent entre les groupes traités par larves (lâches ou en sachet) et le groupe hydrogel (Hazard Ratio 1,13, IC 95% 0,76 à 1,68 ; P=0,54). La thérapie larvaire a significativement réduit le délai de débridement (2,31, IC 95% 1,65 à 3,2 ; P<0,001). La qualité de vie liée à la santé et l'évolution de la charge bactérienne n'étaient pas significativement différentes entre les groupes. Aucune différence n'a été trouvée concernant l'éradication du SARM (comparaison sous-puissante). Les scores de douleur liés à l'ulcère étaient significativement plus élevés dans les groupes traités par larves par rapport à l'hydrogel.
🩺Impact Clinique
La thérapie larvaire n'améliore pas le taux de cicatrisation ou ne réduit pas la charge bactérienne par rapport à l'hydrogel pour les ulcères de jambe fibrineux ou nécrotiques. Elle réduit le temps de débridement mais augmente la douleur liée à l'ulcère.