📌Contexte & Problématique
Comparer l'efficacité du pessaire de continence à la thérapie comportementale basée sur les preuves pour l'incontinence d'effort, et évaluer si la combinaison des deux est supérieure aux monothérapies.
🧪Méthodologie
Essai clinique randomisé multicentrique (ATLAS) incluant 446 femmes atteintes d'incontinence d'effort, réparties aléatoirement en trois groupes : pessaire, thérapie comportementale ou traitement combiné. Les critères d'évaluation principaux à 3 mois étaient le 'Patient Global Impression of Improvement' et la sous-échelle incontinence d'effort du 'Pelvic Floor Distress Inventory'. Les évaluations ont été répétées à 6 et 12 mois. L'analyse principale a utilisé une approche en intention de traiter.
📊Résultats Clés
À 3 mois, le pourcentage de patientes rapportant une amélioration 'nettement meilleure' ou 'très nettement meilleure' sur le PGI-I était similaire entre le groupe pessaire (40%) et le groupe thérapie comportementale (49%, P=0.10). Comparé au groupe pessaire, plus de femmes dans le groupe thérapie comportementale ont rapporté l'absence de symptômes d'incontinence gênants (49% contre 33%, P=0.006) et une plus grande satisfaction du traitement (75% contre 63%, P=0.02). La thérapie combinée était significativement meilleure que le pessaire sur le PGI-I (53%, P=0.02) et le PFDI (44%, P=0.05), mais pas meilleure que la thérapie comportementale, et n'était donc pas supérieure aux monothérapies. Les différences entre les groupes n'ont pas persisté à 12 mois pour aucune mesure, et la satisfaction des patientes est restée supérieure à 50% dans tous les groupes à 12 mois.
🩺Impact Clinique
La thérapie comportementale a entraîné une plus grande satisfaction des patientes et moins de symptômes d'incontinence gênants que le pessaire à 3 mois, mais ces différences n'ont pas persisté à 12 mois. La thérapie combinée n'a pas démontré de supériorité par rapport aux monothérapies.