📌Contexte & Problématique
Les lymphocytes T jouent un rôle important dans la pathogenèse de l'asthme allergique. L'inhibition de la costimulation via CD28, par exemple avec le CTLA4Ig (abatacept), s'est montrée efficace dans des modèles animaux pour prévenir l'inflammation et l'hyperréactivité des voies respiratoires dans l'asthme. L'abatacept, approuvé pour la polyarthrite rhumatoïde, offre l'opportunité de tester cette stratégie chez l'homme.
🧪Méthodologie
Étude randomisée, contrôlée par placebo, en double aveugle, menée auprès de 24 sujets atteints d'asthme atopique léger. Les sujets ont reçu une provocation allergénique segmentaire dirigée par bronchoscopie, suivie d'un lavage bronchoalvéolaire 48 heures plus tard. Ils ont été randomisés (1:1) pour recevoir de l'abatacept ou un placebo pendant 3 mois, puis le protocole de provocation allergénique a été répété.
📊Résultats Clés
Il n'y a pas eu de réduction significative de l'inflammation éosinophilique induite par l'allergène dans le groupe traité par abatacept comparé au placebo (17,71% ± 17,25% vs 46,39% ± 29,21% ; P = 0,26). Aucun effet de l'abatacept n'a été détecté sur le VEMS (Volume Expiratoire Maximum par Seconde), la concentration de méthacholine provoquant une baisse de 20% du VEMS, ou les symptômes d'asthme. Le groupe abatacept a montré une augmentation des lymphocytes T CD4+ naïfs et une diminution correspondante des lymphocytes T CD4+ mémoires dans le sang périphérique.
🩺Impact Clinique
L'inhibition de la costimulation médiée par CD28 avec l'abatacept ne semble pas modifier la réponse inflammatoire à la provocation allergénique segmentaire ni les mesures cliniques des symptômes d'asthme chez les personnes atteintes d'asthme atopique léger.