📌Contexte & Problématique

Le cancer du col de l'utérus est une cause fréquente de décès par cancer gynécologique. Les stades localement avancés (FIGO ≥ IB1) sont traités par chimioradiothérapie, potentiellement étendue aux ganglions para-aortiques en cas de métastases confirmées. Une évaluation précise est cruciale pour adapter le traitement et éviter une morbidité accrue liée à une irradiation étendue non justifiée.

🧪Méthodologie

Revue systématique Cochrane de 2011, mise à jour jusqu'en novembre 2012, recherchant des essais contrôlés randomisés (ECR) comparant l'évaluation et la dissection chirurgicales des ganglions para-aortiques aux techniques d'évaluation radiologique (TDM ou IRM) chez des femmes adultes atteintes d'un cancer du col de l'utérus localement avancé (stades IB2 à IVA). Un seul ECR a été identifié pour l'analyse.

📊Résultats Clés

Un seul ECR incluant 61 femmes a été trouvé. Cet essai a comparé l'évaluation chirurgicale à l'évaluation clinique (TDM/IRM) et deux techniques chirurgicales (laparoscopie vs extra-péritonéale). L'évaluation clinique a semblé prolonger significativement la survie globale et sans progression par rapport à l'évaluation chirurgicale. Il n'y avait pas de différence statistiquement significative de toxicité sévère entre l'évaluation clinique et chirurgicale. Aucune différence significative n'a été observée entre les techniques chirurgicales laparoscopique et extra-péritonéale concernant le risque de décès, de récidive/progression, de perte sanguine, de toxicité sévère ou la durée de l'intervention. La force des preuves est faible, basée sur un seul essai de petite taille avec un risque de biais modéré.

🩺Impact Clinique

Les preuves disponibles (issues d'un seul petit ECR) sont insuffisantes pour conclure au bénéfice de l'évaluation chirurgicale pré-traitement des ganglions para-aortiques dans le cancer du col de l'utérus localement avancé ; celle-ci pourrait même avoir un effet négatif sur la survie. Aucune recommandation clinique définitive ne peut être formulée. La décision doit être individualisée et l'incertitude concernant l'impact sur la survie doit être discutée ouvertement avec les patientes.