📌Contexte & Problématique
Il manquait une explication satisfaisante à l'érosion de l'avantage initial en termes de mortalité de la réparation endovasculaire élective de l'anévrisme (EVAR) par rapport à la réparation ouverte de l'anévrisme de l'aorte abdominale.
🧪Méthodologie
Une méta-analyse des données individuelles de patients provenant de quatre essais randomisés multicentriques comparant l'EVAR à la réparation ouverte a été menée selon un plan d'analyse prédéfini, rapportant sur la mortalité, la mortalité liée à l'anévrisme et la réintervention. L'analyse a inclus 2783 patients avec un suivi médian de 5,5 ans.
📊Résultats Clés
La mortalité précoce (0-6 mois) était plus faible dans le groupe EVAR, principalement en raison d'une mortalité opératoire à 30 jours plus faible. Les courbes de survie ont convergé plus tard (dans les 3 ans) et sont restées convergées jusqu'à 8 ans. Au-delà de 3 ans, la mortalité liée à l'anévrisme était significativement plus élevée dans le groupe EVAR. Les patients présentant une dysfonction rénale modérée ou une coronaropathie antérieure n'ont pas bénéficié d'un avantage précoce en termes de survie avec l'EVAR. Ceux atteints d'artériopathie périphérique avaient une mortalité plus faible avec la réparation ouverte entre 6 mois et 4 ans.
🩺Impact Clinique
L'avantage précoce en termes de survie dans le groupe EVAR, et son érosion ultérieure, ont été confirmés. Sur 5 ans, les patients à la limite de la condition physique n'ont pas bénéficié d'un avantage précoce en termes de survie avec l'EVAR par rapport à la réparation ouverte. La mortalité liée à l'anévrisme et les patients avec un faible index de pression cheville-bras ont contribué à l'érosion de l'avantage précoce en termes de survie pour le groupe EVAR.