📌Contexte & Problématique

Le lymphome de Hodgkin (LH) à un stade précoce est traité avec des taux de contrôle élevés mais une toxicité tardive importante par irradiation sous-totale ganglionnaire (STNI) ou chimiothérapie/radiothérapie combinées. L'objectif est de réduire cette toxicité en utilisant une combinaison de chimiothérapie de faible intensité et de radiothérapie limitée aux champs impliqués (IF-RT) sans compromettre le contrôle de la maladie.

🧪Méthodologie

Essais randomisés contrôlés (EORTC H7) incluant 722 patients atteints de LH de stade I ou II. Les patients ont été stratifiés en groupes favorable et défavorable selon quatre facteurs pronostiques. La thérapie expérimentale (six cycles d'EBVP suivis d'IF-RT) a été comparée, chez les patients favorables, à la STNI, et chez les patients défavorables, à six cycles de MOPP/ABV hybride et IF-RT.

📊Résultats Clés

Après un suivi médian de 9 ans, chez les 333 patients favorables, l'EBVP+IF-RT a montré une survie sans événement (EFS) à 10 ans supérieure (88% vs 78% avec STNI, P=.0113) avec une survie globale (OS) similaire (92% vs 92%). Chez les 389 patients défavorables, le MOPP/ABV+IF-RT a donné une EFS à 10 ans significativement supérieure (88% vs 68% avec EBVP+IF-RT, P<.001) et une OS supérieure (87% vs 79%, P=.0175).

🩺Impact Clinique

Une stratégie de traitement du LH de stade précoce basée sur les facteurs pronostiques conduit à des taux élevés de survie globale. Pour les patients favorables, l'association EBVP et radiothérapie limitée aux champs impliqués peut remplacer la STNI comme traitement standard. Pour les patients défavorables, l'EBVP est significativement moins efficace que le MOPP/ABV.