📌Contexte & Problématique
Évaluer la non-infériorité de l'échographie transvaginale virtuelle par rapport à l'échographie en clinique pour l'évaluation de la réserve ovarienne, dans le but d'élargir l'accès aux soins de fertilité.
🧪Méthodologie
Étude croisée monocentrique en face à face (head-to-head). Les participantes ont réalisé une échographie transvaginale virtuelle auto-administrée à domicile, guidées à distance par un échographiste certifié, puis ont bénéficié d'une échographie transvaginale en clinique avec un autre échographiste. L'étude a recruté 56 femmes âgées de 19 à 35 ans intéressées par l'évaluation de leur réserve ovarienne. Les images (vues sagittales et transversales de l'utérus et des ovaires) ont été évaluées de manière randomisée par deux ou trois endocrinologues de la reproduction indépendants et en aveugle. L'objectif principal était de démontrer la non-infériorité du taux d'images de qualité clinique produites à domicile par rapport à celles produites en clinique (marge de non-infériorité de 18%).
📊Résultats Clés
Sur les 56 femmes enrôlées, 96 % des images virtuelles et 98 % des images en clinique étaient de "qualité clinique". La différence de -2,4 % (borne inférieure de l'IC à 97,5 % : -5,5 %) était dans la marge de non-infériorité (18 %). Le nombre de follicules antraux était équivalent entre les deux modalités, avec une différence de 0,23 follicule (IC à 95 % : -0,36 à 0,82) dans la marge d'équivalence (2,65). Les examens virtuels ont montré des scores Net Promoter (satisfaction patient) supérieurs (différence de 58,1 points, IC à 97,5 % : 37,3-79,0, p < 0,01).
🩺Impact Clinique
L'échographie transvaginale virtuelle guidée à distance est non-inférieure à l'échographie en clinique pour produire des images de qualité clinique et est équivalente pour estimer le nombre de follicules antraux. Elle a démontré une satisfaction patient supérieure et a le potentiel d'élargir significativement l'accès des patientes aux soins de fertilité.