📌Contexte & Problématique
L'étude vise à évaluer la performance diagnostique de la réserve de flux fractionnel dérivée de la tomodensitométrie (FFRCT) et de l'imagerie de perfusion myocardique par tomographie par émission monophotonique (SPECT), ainsi que l'utilité de la FFRCT comme outil de sélection avant une angiographie coronaire invasive chez les patients suspectés de maladie coronarienne obstructive.
🧪Méthodologie
Une étude a évalué 146 patients consécutifs ayant subi à la fois une imagerie SPECT et une mesure invasive de la réserve de flux fractionnel (FFR). La FFR invasive (< 0,80) a servi de référence (gold standard). Un seuil de FFRCT ≤ 0,80 (1 à 2 cm distalement à la sténose) a été défini comme positif pour l'ischémie, et un score de stress sommé ≥ 2 ou une dilatation ischémique transitoire ≥ 1,2 a été défini comme positif pour l'ischémie en SPECT.
📊Résultats Clés
La sensibilité de la FFRCT par patient était significativement plus élevée que celle de la SPECT (91% contre 52%, p < 0,001). La valeur prédictive positive était similaire (82% contre 82%, p = 0,91). Ces tendances ont été observées même chez les patients atteints d'une maladie pluritronculaire, d'une atteinte du tronc commun gauche ou d'une calcification coronaire sévère.
🩺Impact Clinique
Les données suggèrent que la FFRCT présente de meilleures caractéristiques de performance diagnostique que la SPECT pour détecter une maladie coronarienne hémodynamiquement significative. Les résultats soutiennent l'utilité clinique de l'analyse FFRCT comme outil de sélection pour l'angiographie coronaire invasive en pratique courante.