📌Contexte & Problématique

Il existe un intérêt accru pour les allergies alimentaires, mais aucun consensus clair concernant la prévalence ou les approches diagnostiques et thérapeutiques les plus efficaces.

🧪Méthodologie

Revue systématique de la littérature disponible dans PubMed, Cochrane Database of Systematic Reviews, Cochrane Database of Abstracts of Reviews of Effects et Cochrane Central Register of Controlled Trials, limitée aux articles en anglais indexés entre janvier 1988 et septembre 2009. Inclusion d'études diagnostiques prospectives avec test de provocation orale, de revues systématiques et d'essais contrôlés randomisés (ECR) pour la gestion et la prévention, et d'études de cohorte (>100 participants) pour les aliments à risque d'anaphylaxie. La qualité a été évaluée à l'aide des critères AMSTAR (revues systématiques), QUADAS (études diagnostiques) et Jadad (ECR). 72 citations ont été incluses sur 12 378 identifiées.

📊Résultats Clés

L'allergie alimentaire touche entre 1% et 10% de la population. L'augmentation de la prévalence n'est pas clairement établie. Les tests cutanés par piqûre (AUC 0,87) et les IgE sériques spécifiques (AUC 0,84), comparés au test de provocation orale, ne montrent pas de supériorité statistique de l'un sur l'autre pour le diagnostic. Les régimes d'éviction sont le traitement principal mais rarement étudiés. L'immunothérapie est prometteuse, mais les données sont insuffisantes. Les formules hydrolysées pourraient prévenir l'allergie aux protéines de lait de vache chez les nourrissons à haut risque, mais les définitions manquent de standardisation.

🩺Impact Clinique

Les preuves concernant la prévalence et la gestion des allergies alimentaires sont fortement limitées par le manque d'uniformité des critères diagnostiques.