📌Contexte & Problématique
L'augmentation de la détection des cancers du poumon non à petites cellules (CPNPC) périphériques de petite taille a renouvelé l'intérêt pour la résection sublobaire en lieu et place de la lobectomie.
🧪Méthodologie
Essai multicentrique de phase 3, non infériorité, randomisé, comparant la résection sublobaire à la résection lobaire chez des patients atteints de CPNPC de stade T1aN0 (taille tumorale ≤ 2 cm) après confirmation peropératoire de l'absence d'atteinte ganglionnaire. Les critères de jugement principaux étaient la survie sans maladie, la survie globale, les récidives locorégionales et systémiques, et les fonctions pulmonaires.
📊Résultats Clés
Après un suivi médian de 7 ans, la résection sublobaire n'était pas inférieure à la résection lobaire pour la survie sans maladie (Hazard Ratio [HR] 1,01 ; IC 90% : 0,83-1,24). La survie globale était similaire (HR 0,95 ; IC 95% : 0,72-1,26). La survie sans maladie à 5 ans était de 63,6% pour la résection sublobaire et 64,1% pour la résection lobaire. La survie globale à 5 ans était de 80,3% pour la résection sublobaire et 78,9% pour la résection lobaire. Aucune différence significative n'a été observée pour les récidives. À 6 mois post-opératoires, la résection sublobaire était associée à un volume expiratoire maximal par seconde (VEMS) prédit médian supérieur de 2 points de pourcentage.
🩺Impact Clinique
Chez les patients atteints de CPNPC périphérique ≤ 2 cm sans atteinte ganglionnaire confirmée, la résection sublobaire est non inférieure à la lobectomie en termes de survie sans maladie et offre une survie globale similaire, tout en préservant potentiellement mieux la fonction pulmonaire. Cela soutient l'utilisation de la résection sublobaire comme option thérapeutique standard dans ce sous-groupe de patients.