📌Contexte & Problématique

Mettre à jour les recommandations de pratique clinique sur l'utilisation de greffons et de filets dans la réparation transvaginale du prolapsus des organes pelviens en se basant sur une revue systématique.

🧪Méthodologie

Revue systématique d'études comparatives (publiées jusqu'en avril 2015) comparant l'utilisation de greffons ou de filets à une réparation avec les tissus natifs ou à un autre type de greffon/filet pour la réparation transvaginale du prolapsus. Les études devaient avoir un suivi minimum de 12 mois et rapporter des résultats anatomiques et symptomatiques. Soixante-six études comparatives (rapportées dans 70 articles), dont 38 essais randomisés, ont été identifiées. Les données ont été extraites et classées par compartiment vaginal, type de greffon, et résultats (anatomiques, symptomatiques, fonction sexuelle, complications du filet, retour au bloc opératoire).

📊Résultats Clés

Dans le compartiment vaginal antérieur, le filet synthétique non résorbable a systématiquement amélioré les résultats anatomiques et les symptômes de 'boule' par rapport aux réparations natives (basé sur des méta-analyses). D'autres résultats subjectifs (incontinence urinaire, dyspareunie) n'ont généralement pas différé. L'utilisation de greffons biologiques ou de filets synthétiques résorbables n'a montré aucun avantage dans aucun compartiment. L'utilisation de filet synthétique dans les compartiments postérieur ou apical n'a pas amélioré le succès. Les taux d'érosion du filet variaient de 1,4 à 19 % pour la paroi vaginale antérieure, mais de 3 à 36 % lorsque le filet était placé dans plusieurs compartiments. Les taux de reprise chirurgicale pour le filet variaient de 3 à 8 %.

🩺Impact Clinique

L'ajout de filet synthétique à la réparation du prolapsus de la paroi antérieure améliore les résultats anatomiques et les symptômes de 'boule' par rapport à la réparation avec les tissus natifs. Les greffons biologiques n'améliorent pas les résultats de la réparation du prolapsus dans aucun compartiment. L'érosion du filet s'est produite chez jusqu'à 36 % des patientes, mais les taux de reprise chirurgicale étaient faibles.