📌Contexte & Problématique
Cette étude compare deux méthodes de prélèvement des ovocytes (flushing folliculaire répété et aspiration directe) chez les patientes considérées comme de faibles répondeuses dans le cadre d'une injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI). L'hypothèse était que le flushing répété fournirait un rendement en ovocytes similaire à l'aspiration directe.
🧪Méthodologie
Essai contrôlé randomisé mené entre janvier et juin 2015 dans un hôpital universitaire. La population d'étude comprenait 80 patientes faibles répondeuses, définies par la présence de cinq follicules ou moins de diamètre ≥13 mm, dont au moins deux avec un diamètre maximum >17 mm le jour de l'administration de l'hCG. Les cycles monofolliculaires étaient exclus. Le groupe 'double lumen' a bénéficié d'un flushing folliculaire trois fois avec 2 ml dans chaque follicule, tandis que le groupe 'simple lumen' a eu une aspiration folliculaire directe. La principale mesure de résultat était le nombre d'ovocytes en métaphase II prélevés.
📊Résultats Clés
Le nombre moyen d'ovocytes en métaphase II était similaire dans les deux groupes (1,9 ± 0,1 versus 2,1 ± 0,1). Les taux de grossesse clinique et de naissance vivante étaient également similaires (32,5 % versus 25 % et 25 % versus 22,5 %). La seule différence significative observée était la durée du prélèvement des ovocytes (178,4 ± 13,4 secondes versus 236,3 ± 24,1 secondes, P = 0,01).
🩺Impact Clinique
Le flushing folliculaire prend plus de temps que l'aspiration folliculaire directe sans offrir de meilleur rendement en ovocytes en métaphase II ou de meilleurs taux de grossesse et de naissance vivante chez les faibles répondeuses. L'aspiration directe est donc préférable d'un point de vue de l'efficacité temporelle.