📌Contexte & Problématique

Le dioxyde de carbone (CO2) intranasal non inhalé a montré son efficacité dans le traitement abortif de la migraine, une condition impliquant l'activation neuronale du nerf trijumeau et la libération du peptide lié au gène de la calcitonine, des événements également impliqués dans la rhinite allergique.

🧪Méthodologie

Une étude monocentrique, randomisée, en double aveugle, contrôlée par placebo, à groupes parallèles a été menée. Le traitement consistait en l'administration de CO2 (verum) ou d'air (placebo) dans chaque narine pendant 60 secondes à un débit de 10 mL/s. Le critère d'évaluation principal était le changement par rapport à la baseline du score total des symptômes nasaux (TNSS) à 30 minutes.

📊Résultats Clés

89 sujets (60 CO2, 29 placebo) ont reçu le traitement et ont terminé l'étude. Le CO2 a entraîné une amélioration statistiquement significative du TNSS à 30 minutes par rapport au placebo (changement absolu de 5,0 pour le CO2 contre 2,2 pour le placebo, P = 0,00019). L'amélioration du TNSS par rapport à la baseline a été statistiquement significative dès 10 minutes et est restée significative pendant 24 heures.

🩺Impact Clinique

Deux traitements de 60 secondes de CO2 intranasal ont apporté un soulagement rapide (10 minutes) et durable (24 heures) des symptômes de la rhinite allergique saisonnière.